Chaque année, les publicités de Noël tentent de nous toucher, de réveiller quelque chose en nous. Mais il arrive, rarement, qu’une publicité parvienne à dépasser le simple objectif marketing pour devenir un petit conte moderne.
Cette année, c’est exactement ce qu’a fait Intermarché avec son animation mettant en scène un loup mal aimé, rejeté pour ce qu’il est censé être… et non pour ce qu’il est vraiment.
Et c’est précisément là que commence la magie — une magie qui parle d’identité, de transformation, et de notre manière de regarder les autres.
Une magie qui résonne pleinement avec l’esprit de Penser c’est désobéir.
Un loup que personne ne voit vraiment
Dans l’histoire racontée à un enfant qui a peur de sa peluche-loup, nous découvrons un personnage solitaire, stigmatisé, craint avant même d’avoir ouvert la bouche.
Un loup caricaturé, condamné à son rôle d’« ennemi » sans droit à l’erreur, sans possibilité d’être autre chose.
Ce loup, c’est un peu chacun de nous. C’est tout ce que l’on projette sur les autres. C’est tout ce que la société décide à notre place. Et pourtant… il suffit de tendre l’oreille pour réaliser que derrière la peur et les préjugés se cache souvent une âme douce, curieuse, prête à tendre la main.
Changer, ce n’est pas renier : c’est s’ouvrir
Le loup décide d’essayer quelque chose de nouveau.
Il cuisine, il innove, il ose se présenter autrement. Non pas pour se conformer, mais pour aller à la rencontre.
Changer ici n’est pas un renoncement : c’est un mouvement. Un choix volontaire de dépasser ce qui nous enferme, ce que les autres projettent sur nous.
C’est une belle leçon de Noël : Le changement n’est pas une faiblesse, mais un acte de courage.
Et si l’on y regarde de près, le loup ne change pas pour être aimé… Il change pour vivre mieux, pour être libre. L’amour arrive ensuite, naturellement.
L’amitié : ce pont qu’on construit chaque jour
Les autres animaux, d’abord méfiants, finissent par se laisser toucher par la délicatesse du loup, par sa sincérité, par l’attention qu’il met dans ses plats. Ce n’est pas un retournement soudain : c’est une rencontre progressive, une construction.
L’amitié n’est pas un acquis : c’est un geste répété. Une main tendue. Un plat partagé. Une porte ouverte. Et c’est cela aussi, désobéir : désobéir aux idées toutes faites, aux clans, aux histoires toutes écrites d’avance.
La famille : celle qu’on a… et celle que l’on crée
Noël nous rappelle chaque année que la famille n’est pas qu’une question de sang. C’est une question de choix, de présence, de chaleur humaine.
Le loup finit par être invité autour d’une table, accueilli dans un foyer, reconnu comme un être à part entière.
C’est un message magnifique : la famille, parfois, c’est ceux qui osent nous voir vraiment. Et au fond, c’est peut-être l’essence même de l’esprit de Noël : inclure au lieu d’exclure, ouvrir au lieu de fermer, regarder l’autre au-delà de son apparence ou de sa réputation.
Penser, c’est désobéir — aimer aussi
Ce petit film animé d’Intermarché n’est pas seulement mignon. Il est profondément politique, presque subversif. Il parle de préjugés, de solitude imposée, de transformation libre. Il rappelle que la bienveillance est une force, que l’empathie est un acte de résistance.
Dans un monde qui classe, qui juge, qui sépare, choisir de tendre la main est une forme de désobéissance. Et en cette saison qui magnifie les lumières, mais oublie souvent ceux qui restent dans l’ombre, ce message est précieux.
À Noël, choisir de voir l’autre autrement, c’est déjà changer le monde.
Comme le loup, chacun peut décider de ne plus rester prisonnier du rôle que la société lui assigne. Chacun peut choisir d’aimer, de s’ouvrir, de créer des liens.
Et si la vraie magie de Noël, finalement, c’était ça ?
La liberté d’être, la liberté d’aimer, la liberté de devenir.
